Être consultant auto entrepreneur : le mode d’emploi

Vous avez un domaine d’expertise et souhaitez le mettre à profit en tant que consultant auto-entrepreneur ? Ce statut peut être la solution pour vous. Découvrons ensemble tous les points clés pour vous lancer en toute sérénité.

Auto entrepreneur consultant

Devenir auto entrepreneur consultant

Mais avant tout qu’est-ce qu’un consultant indépendant ?
Un consultant est de façon général un professionnel indépendant qui met à contribution ses compétences et son capital expertise à profit d’une entreprise.
Vous êtes nombreux à vous intéresser à cette voie pour des raisons diverses et variées dont les plus souvent invoquées sont:

  • Le désir de voler de ses propres ailes
  • Gagner mieux sa vie
  • Gérer son temps comme on l’entend

Pour maximiser vos chances d’épanouissement professionnel, retrouvez nos conseils :

NOTRE BOITE A CONSEILS

Quel est le meilleur statut juridique pour être consultant?

C’est une question souvent posée mais qui dépend comme déjà précisé, essentiellement de vos objectifs. Pour vous aider, nous vous apporterons certaines précisions quant aux 4 statuts qui s’ouvrent à une activité de conseil en indépendant :

  • Le statut de la micro entreprise
  • L’EURL ou SASU
  • Le portage salariale
  • L’EIRL

Le statut de la micro entreprise

Un choix de prédilection pour ceux qui débutent une activité indépendante en tant qu’activité principale ou secondaire en même temps qu’un emploi salarié.
Il s’agit d’un statut qui présente de nombreux avantages comme aborder plus loin dans l’article et qui a également ses limites en termes de seuils de chiffre d’affaires.

L’EURL ou SASU

Il s’agit de deux variantes d’entreprises unipersonnelles soit EURL- Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée et SASU – Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Elles se distinguent sur divers points mais le principal étant le régime social auquel elles appartiennent. Opter pour une EURL permet de payer des charges sociales moins conséquentes, en revanche une SASU octroie une meilleure protection sociale.

Le portage salarial

Elle permet si vous exercez en tant que freelance, de bénéficier des avantages d’un salarié en termes de congés payés, protection sociale, allocations chômage tout en exerçant son activité d’indépendant.

L’EIRL

L’ Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée. Elle permet de sécuriser votre patrimoine personnel. En comparaison avec le régime de la micro entreprise, les formalités sont plus coûteuses et conséquentes.

Les avantages de la micro entreprise:

Formalités d’inscription simplifiée, comptabilité allégée, cotisations sociales calculées en fonction de votre chiffre d’affaires, le statut de la micro entreprise présente en effet de nombreux atouts. Un seuil de CA étant instauré, il faudra veiller à ne pas le dépasser pour continuer de bénéficier du régime ou à en tenir compte si vous êtes désireux de développer votre activité.

Le statut d’auto entrepreneur fait preuve de souplesse ainsi que de nombreux avantages tels que:

  • Une comptabilité facilité
  • Des frais administratifs réduits lors de votre déclaration d’activité
  • Le régime de franchise de base de TVA qui vous exempt de TVA, à condition que vous ne dépassiez pas les seuils donnés.
  • La facilité de passer d’une micro-entreprise à une société en cas de nécessité de changement de régime
  • Un régime social simplifié : vous devrez vous acquitter de cotisations sociales qu’en cas de chiffre d’affaires. En effet vos charges sociales seront calculées sur les recettes encaissées, pour un taux estimé à 23.30%.

Comment devenir auto entrepreneur consultant ?

Les démarches

Malgré les facilités accordées, le régime d’auto entrepreneur n’exclu pas pour autant l’exigence de démarches administratives ainsi que d’obligations pour en jouir.
Il vous incombera donc de :

⤏ Vous adresser:

Au Centre de Formalités des Entreprises compétent qui est celui de l’Urssaf car l’activité de conseil fait partie des professions libérales.

Vous devrez effectuer les formalités d’immatriculation et donc déclarer le début de votre activité en ligne sur le site de l’URSSAF . Ce qui permet non seulement d’informer les différentes institutions concernées par le lancement de votre activité mais également d’établir votre régime fiscal, déterminer la dénomination sociale de votre micro entreprise et de préciser le choix de la périodicité (trimestrielle ou mensuelle) de déclaration de votre chiffre d’affaires.

Les justificatifs suivants vous seront demandés:

  • Un justificatif de domicile
  • La copie de votre pièce d’identité
  • Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation mentionnant la filiation
  • Les documents exigés dans le cadre d’une activité règlementé

⤏ Réaliser :

  • La déclaration de votre chiffre d’affaires qui ne doit pas dépasser le seuil de 72 500 € annuel
  • Le paiement de vos charges (représentant 22 % de votre CA). Elles peuvent être réduites de moitié la première année si vous bénéficier de l’ ACRE dont le dossier et pièces justificatives devront être présenter à l’URSSAf dans les 45 jours qui suivent votre immatriculation.
  • Le suivi de votre comptabilité: l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dédié, d’établir des factures avec la présence des mentions obligatoires et de tenir à jour votre livre de recettes.

Pour aller au cœur de vos obligations et démarches, retrouvez vos informations clés dont certaines téléchargeables (infographie, modèles, tableaux récapitulatifs, etc.)

⤏ Autres obligations administratives :

En ayant opté pour ce statut, vous serez assujetti au régime fiscal de la micro-entreprise.
Il vous sera possible d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu si ce dernier de l’année N-2 est inférieur à 26 764 € . Vous serez alors imposé à hauteur de 2.2 % de votre chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel selon la déclaration choisie lors de l’enregistrement de votre activité.

FUTUR AUTO ENTREPRENEUR ? VOS INFORMATIONS CLÉS

Auto entrepreneur consultant: quelle catégorie BNC ou BIC ?

Voyons le régime fiscal du consultant indépendant et les catégories BNC et BIC

En tant qu’activité libérale, le consultant indépendant fait parti des métiers du conseil.
À ce titre il relève donc de la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux.

Savoir si votre micro entreprise releve du BIC ou BNC vous permet de connaître le plafond dont vous serez assujetti respectif à votre chiffre d’affaires.

Ainsi pour les activités relevant du BNC, il ne faudra pas dépasser 72 500 € de chiffre d’affaires annuel.

Qui plus est le BNC détermine votre taux de versement libératoire de l’impôt sur le revenu si vous en bénéficiez. Un taux de prélèvement libératoire sera appliqué à votre CA qui est de 2.2 % pour toutes activités appartenant aux BNC.

En revanche si vous êtes soumis à une imposition classique, soit à un régime de droit commun, un abattement forfaitaire sera appliqué à votre CA annuel. Le taux pour les BNC est de 34 %. Le bénéfice imposable est donc 66% de votre CA.

Bien distinguer micro-entreprise et portage salarial

Devenir consultant en étant à son compte est donc assez facile. Ne plus dépendre de personne et s’organiser à sa propre manière est tout de même bien plus confortable professionnellement. Au quotidien on se félicite assez vite d’avoir pris cette décision, parce que cela se ressent dans tous les domaines : on est moins stressé, on est plus patient, on dort bien mieux et donc, au final, on fait du meilleure travail aussi. Mais pour en arriver là, il faut créer son entreprise, il faut donc choisir quelle forme juridique sera la plus appropriée. Avant de se décider, il est déterminant de comprendre les différences entre le statut de micro-entreprise et le portage salarial pour être sûr de faire le bon choix. En tant que micro-entrepreneur, vous devrez assurer la gestion complète de votre entreprise, pour laquelle vous n’aurez d’aide de personne. A contrario si vous optez pour le portage salarial, vous serez assisté en permanence par des professionnels qui assureront cette gestion pour vous, moyennant une certaine somme forfaitaire. Il n’y a pas une de ces deux solutions qui soit meilleure que l’autre, c’est vraiment à vous de prendre cette décision en fonction de ce qui vous semble, à vous, la meilleure.

Nos conseils

1. Démarquez-vous

Il est toujours plus rassurant pour un futur client de savoir que vous êtes un véritable expert pour la mission confiée.
Afin de mieux cibler vos points forts, réaliser un bilan de compétences peut être intéressant et pertinent pour vous.
Pensez à développer une expertise spécifique, tenez-vous à jour quant aux compétences demandées et recherchées sur le marché. Intéressez- vous à ce que propose votre concurrence.

2. Avez-vous un business plan ?

Pensez à évaluer la viabilité de votre projet et la rentabilité de votre activité !
Vous pourrez à travers une évaluation financière notamment mieux choisir le statut et le régime fiscal qui vous conviendrait le mieux.
Il vous faudra également penser vos tarifs pour qu’ils soient pertinents et adaptés (réalistes) au marché, sachant qu’en 2021, le tarif horaire moyen d’un consultant en France est de 56 €.

3. Gagnez en visibilité !

Avez-vous penser à vous créer un site internet pour présenter votre offre, un portfolio professionnel et proposer des offres commerciales ? Alimenter un blog pour publier du contenu lié à votre activité ? Être présent sur les réseaux sociaux?

Le régime de la micro entreprise est-il fait pour vous ?

Le régime de la micro entreprise est-il fait pour vous ?

Grâce à notre diagnostic en ligne, faites le test pour savoir si ce statut convient à votre futur projet !

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